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De fait, les opérateurs sont très contents et le font savoir. «Je tourne avec un taux d’occupation de plus de 91%. Mes clients viennent de tous les continents», indique Amal Benzari, directeur du Royal Mirage Fès. Cet hôtel de 271 chambres spacieuses et climatisées opère actuellement un grand chantier de mise à niveau. Objectif: un reclassement. Cela va nécessiter un budget de plus de 6 millions de DH. D’ailleurs, le retour sur investissement est constaté à travers l’arrivée massive de plusieurs groupes de touristes. Les opérateurs le savent et sont de plus en plus focalisés sur le thermalisme, la découverte, les festivals, mais aussi sur les conférences et séminaires.
Par ailleurs, les chiffres du ministère du Tourisme montrent que la destination est installée désormais comme city break. Ils font état d’une hausse importante de 28% pour le seul mois de décembre, en matière de nuitées. Pour l’année 2009, les nuitées estimées dans les établissements d’hébergement touristique classés à Fès ont augmenté de 10% par rapport à 2008. Ainsi, les catégories d’hôtels classés 3, 4 et 5 étoiles cumulent 80% des nuitées totales enregistrées au cours du mois de décembre 2009. Selon les statistiques officielles, ces catégories d’hôtels affichent des résultats positifs en termes de nuitées, en comparaison avec décembre 2008 (+11% pour les 3 étoiles, +4% pour les 4 étoiles et +48% pour les 5 étoiles).
Quant au taux d’occupation des chambres, il a augmenté de cinq points en affichant 32% en décembre. La hausse des nuitées constatée en décembre (+28%) est à mettre à l’actif des touristes non-résidents dont les nuitées ont augmenté de 23%, expliquent les analystes du département du Tourisme. C’est le marché espagnol qui a réalisé la plus grande hausse (+77%). Les nuitées des touristes français affichent une stabilité par rapport à 2008. Le tourisme interne marque également une hausse remarquable de 42%. Pour 2010, Fès ambitionne de réaliser une croissance de 3 fois la tendance mondiale, soit 10%. Et pour atteindre cet objectif, il va falloir renforcer la force de frappe commerciale, accélérer la dynamique d’investissement et enfin améliorer la qualité de l’hébergement.
LECONOMISTE
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